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Direct Request (CEACR) - adopted 2025, published 114th ILC session (2026)

Worst Forms of Child Labour Convention, 1999 (No. 182) - Egypt (Ratification: 2002)

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Article 6 de la convention. Programmes d’action et application de la convention dans la pratique. Dans la fiche d’informations relatives à l’Égypte de 2024 sur la mise en œuvre du Programme visant à accélérer l’action pour l’élimination du travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement mondiales (ACCEL Afrique), la commission prend note de l’enquête nationale de 2023 sur le travail des enfants de l’Agence centrale pour la mobilisation du public et la statistique (CAPMAS), d’après laquelle 3,7 millions d’enfants de moins de 18 ans sont engagés dans des formes de travaux dangereuses en Égypte. La commission note que le gouvernement met en œuvre des mesures pour combattre le travail des enfants et ses pires formes dans le pays par le Plan national de lutte contre les pires formes de travail des enfants et d’aide aux familles 2018–2025. En outre, la commission constate que des projets sont mis en œuvre avec la collaboration du BIT, notamment: 1) le projet ETEL «Combattre les pires formes de travail des enfants par la mise en œuvre du plan d’action national 20232025», qui vise à renforcer le comité directeur national tripartite, chargé de mettre en œuvre ce plan et de faire avancer les initiatives, les propositions et les recommandations en vue d’améliorer la protection des enfants contre les pires formes de travail des enfants; 2) le projet «Améliorer l’élimination du travail des enfants en améliorant les conditions de travail et en aidant les familles à se prendre en charge dans la chaîne d’approvisionnement du jasmin en Égypte 2024-2026», qui vise à réduire et à éliminer le travail des enfants dans la cueillette du jasmin en instaurant des mesures de protection de l’enfance et en améliorant les conditions de travail au sein de la chaîne d’approvisionnement du jasmin en Égypte; et 3) le projet sur «L’autonomisation économique et sociale des familles par des activités génératrices de revenu soucieuses de l’environnement et du genre pour combattre les pires formes de travail des enfants chez les filles et les garçons», qui vise à combattre les pires formes de travail des enfants dans l’Égypte rurale. La commission prie le gouvernement de continuer à fournir des informations sur les mesures expressément adoptées et les résultats obtenus par la mise en œuvre du Plan national de lutte contre les pires formes de travail des enfants et d’aide aux familles 2018–2025 et d’autres projets mis en œuvre pour combattre les pires formes de travail des enfants en Égypte.
Article 7, paragraphe 2, de la convention. Mesures efficaces prises dans un délai déterminé. Alinéas a) et e). Empêcher que des enfants ne soient engagés dans les pires formes de travail des enfants et situation particulière des filles. Accès à l’éducation de base gratuite. La commission note que, dans son rapport, le gouvernement indique qu’il continue à prendre des mesures pour augmenter le taux de scolarisation, diminuer le taux d’abandon et réduire les disparités entre les enfants en milieu urbain et les enfants en milieu rural en matière d’éducation. Le gouvernement indique qu’il opère essentiellement par l’intermédiaire des systèmes de protection sociale qui aident les familles pauvres à avoir les moyens d’une vie décente (par exemple, les programmes «Takaful» et «Karama»), des centres de formation professionnelle rattachés au ministère de la Solidarité (désormais au nombre de 71) et des services d’appui offerts aux enfants par les centres chargés de la lutte contre le travail des enfants. Le gouvernement fournit également des informations sur les interventions de différents centres visant à combattre le travail des enfants dans le pays, notamment sous la forme du paiement des frais de scolarité, de la tenue de séminaires et d’événements de sensibilisation et de l’amélioration de la lecture et de l’écriture chez les enfants. Le gouvernement fournit également des informations sur les différents programmes de l’Égypte à l’appui de la réforme de l’enseignement et de la formation professionnels, parmi lesquels le Projet professionnel 2030 qui vise à mettre au point un système de formation et de réadaptation professionnelle, une stratégie complète de développement de centres de formation professionnelle pour les adolescents, selon les besoins du marché du travail, et des programmes d’orientation professionnelle visant à orienter les adolescents vers des professions qui existent sur le marché du travail. En 2023-24, 3 096 enfants âgés de 14 à 18 ans ont bénéficié de ces programmes et suivi une formation dans des établissements. En dernier lieu, dans le rapport national de l’Égypte de 2024, soumis au Conseil des droits de l’homme (A/HRC/WG.6/48/EGY/1), la commission note que le Plan stratégique du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement technique pour les années 2024-2029 a été adopté dans le but de garantir l’accès à l’éducation pour tous sans discrimination et à améliorer la qualité de l’éducation.
La commission prend note des statistiques qui figurent dans une analyse de la situation effectuée en 2024 par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) sur les enfants et les adolescents en Égypte, d’après laquelle une enquête de 2021 indique une légère augmentation du taux net d’assiduité par rapport à 2014, ce taux étant quasiment universel (93 pour cent des enfants âgés de 6 à 11 ans); 83 pour cent des élèves âgés de 12 à 14 ans suivent un enseignement préparatoire; entre les années académiques 2021–22 et 2022–23, le taux d’abandon au primaire s’élevait à 0,29 pour cent et à 0,66 pour cent dans l’enseignement préparatoire; et, en 2022, 85 pour cent des enfants réfugiés étaient inscrits au primaire et 79 pour cent au secondaire. Le taux d’abandon chez les enfants réfugiés au secondaire s’élevait néanmoins à 20 pour cent.
Prenant bonne note des mesures prises par le gouvernement, la commission encourage le gouvernement à continuer de s’employer à améliorer le fonctionnement des systèmes d’enseignement et de formation professionnelle afin d’empêcher que des enfants ne soient engagés dans les pires formes de travail des enfants, tout en tenant compte de la situation particulière des filles. Elle prie le gouvernement de continuer à fournir des informations sur les mesures prises à cet égard et des informations concrètes sur les résultats obtenus, ventilés par âge et par sexe.
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